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INTERVIEW AVEC FRANK WILLIAM BATCHOU, AUTEUR DE L’ERREUR DE LA NUIT

Rencontre avec l’auteur Frank William BATCHOU, dont le deuxième livre  » L’erreur de la nuit  » vient de paraître au Cameroun à »

Élite d’Afrique Editions « .

Parlons un peu de ton parcours de Blogueur, CM, Manager ?

Bonjour et merci pour cette opportunité que vous m’offrez ce jour. C’est toujours un peu difficile de parler de moi aux vues de quelques casquettes énumérées d’entame de jeu. J’ai commencé le blogging, il y a aussi 13 ans. C’est une « aventure » qui m’a offert beaucoup d’opportunité tant professionnelle que personnelle. Je parle d’aventure parce qu’à l’époque, nous étions à peine une sixaine de blogueurs actifs, il fallait travailler dans les cybercafés, les gens en local ne comprenaient pas son importance.

C’est l’expérience acquise à la suite des formations reçues dans ce domaine qui m’a ouvert les portes du management et du Community management. Je ne regrette pas aujourd’hui de l’avoir pratiqué. C’est toujours ce blogging qui m’a permis de financer une partie de de mes études universitaires et de mon premier recueil de nouvelles intitulé « Mapanes (L’âme d’un aventurier) ». Je travaille actuellement avec un développeur local pour offrir aux lecteurs, une version numérique sous forme d’application.

Trois ans après « Mapanes », tu sors  » L’erreur de la nuit « . Pourquoi avoir pris si peu de temps pour produire le second ? Ce n’était pas très court comme temps entre la commercialisation du premier livre, la communication, le temps de laisser le public savourer ?

Très court, je ne pense pas. Si je m’en tenais aux retours des lecteurs, j’aurais sorti la suite de « Mapanes », moins d’un an après. Que non ! J’ai justement laissé cet ouvrage test de faire son bonhomme de chemin. Le stock imprimé a été écoulé. « Mapanes » était une première expérience et j’ai fait ce que j’avais à faire. Etant donné que c’est un recueil de nouvelles, il peut être d’actualité à tout moment. D’où l’engouement des lecteurs après la sortie de « L’erreur de la nuit » pour s’offrir les deux ouvrages. En somme, 3 ans n’est pas si peu que vous le pensiez. D’autres écrivains mettent moins de temps entre deux ouvrages.

Pourquoi le titre de  » L’erreur de la nuit  » Qu’est-ce que ce livre raconte?

Pourquoi « L’erreur de la nuit ». Beuh, parce que c’est le titre qui mâchait plus avec le contenu. On a finalement adopté celui-ci après 3 changements. Quand j’ai débuté le manuscrit en 2012, le titre était « coup de massue ». 3 ans après, j’ai propos « Pourquoi c’est à moi que cela arrive ? ». Après moult réflexion, il me semblait très long. En le proposant à la 2ème maison d’édition, j’ai mis « Le bruit du silence ». C’est bien après que j’ai opté pour « L’erreur de la nuit » qui a été validé par mon éditeur actuel.

Revenant au contenu de l’ouvrage, il raconte la vie d’une jeune fille qui par de son village natal pour se retrouver en Europe et donc la vie n’a presque jamais été un fleuve tranquille. Dans l’ouvrage, je touche les maux qui minent notre société. On peut citer entre autres : l’alcoolisme, la prostitution et le proxénétisme, la sorcellerie, les violences faites aux femmes, l’irresponsabilité des hommes, l’immigration, la condition des enseignants. C’est une véritable peinture de notre société camerounaise voire africaine qui mérite d’être lu par tous.

Comment les lecteurs se comportent face à tes 131 pages éditées à  » Élite d’Afrique Editions  » ?

La crainte que j’avais au regard du comportement des précédents éditeurs s’est dissipée. Le feed-back des lecteurs est positif depuis sa sortie le 22 novembre 2021. Beaucoup disent se retrouver dans le contenu. D’autres saluent le combat mené par l’héroïne. D’autres encore réclame une suite de l’ouvrage. Y en aura-t-il ? Le temps nous le dira (rire).

Depuis un moment, les jeunes auteurs préfèrent gérer les livres en autoédition ou encore de travailler avec les maisons étrangères. Pourquoi Frank William fait le choix de travailler avec Élite d’Afrique Éditions (une maison Camerounaise située à Dschang ) ?

On peut travailler avec une maison d’édition et choisir de le faire à compte d’auteur. C’est mon cas et je me dis que ça permet de mieux contrôler les transactions autour du livre. C’est mon avis et je peux me tromper. Mais, c’est mon choix jusqu’ici. Le choix d’Elite d’Afrique Editions, qui est une maison d’édition camerounaise, s’est fait de façon naturelle. J’avais déjà vu quelques œuvres éditées par elle et j’ai apprécié. Et lors d’un séjour à Dschang pour une formation sur le blogging, j’ai rencontré et échangé avec deux responsables de la structures (Kelly Yemdji et le boss Brice Kamdem). Le feeling est né. J’ai proposé mon manuscrit et la boîte a accepté de travailler avec moi. Il y a du bon au Cameroun malgré tout ce qu’on peut vivre et rencontrer. Et Elite d’Afrique Editions en est la preuve.

Est qu’il facile pour toi de gérer tes différentes activités et d’ajouter à cela ton rôle d’auteur ?

Rien n’est facile dans cette vie. La charge du travail est énorme mais je trouve toujours de temps après le boulot pour répondre aux sollicitations d’interview comme celle-ci, gérer les commandes, échanger avec les lecteurs, avant de retourner m’occuper aussi de ma famille. Je vis dorénavant avec ce nouveau rôle. Bien que mon ordinateur et autres matos de travail aient été dérobés, je travaille déjà sur le prochain ouvrage à mes heures perdues. Ce n’est pas évident mais on tient le coup.

À quand la dédicace ? Il y’a des évènements en vue ?

Je ne saurai vous donner une date précise. Mais une chose est certaine, on pourra faire quelque chose en février, surtout avec la semaine de la jeunesse. J’avais pensé le faire en janvier 2022, mais tout le monde sera dans l’euphorie de la CAN. On décale de quelques semaines pour permettre de voir comment organiser la dédicace à Dschang, Douala et probablement à Yaoundé. ET par la suite, on verra avec les établissements de la ville comment on peut avoir des rencontres « Auteur – Elèves » pour échanger sur les différentes thématiques du livre.

Un dernier mot pour nos lecteurs

J’invite tous ceux qui n’ont pas encore leur exemplaire de « L’erreur de la nuit » à passer leur commande par OM (699 79 93 68) ou par Momo (670 75 20 99). Le livre coûte seulement 5000 FCFA. A tous ceux qui l’ont déjà fait, je leur dis MERCI pour ce soutien.Et je précise que leur achat nous a permis de contribuer à l’achat des jouets pour des enfants à besoin spécifiques et des orphelins pendant les fêtes de fin d’années. On en fera davantage après les autres commandes. A vous aussi, je vous remercie pour cette aubaine et que vive la culture camerounaise en générale et la littérature en particulier.

Propos recueillis par : Étienne Talla

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