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TRICIA AGENCY, LE PETIT POUCET DE L’ÉVÉNEMENTIEL QUI MONTE

Difficile de savoir qui du temps et de Patricia BELOMO, court plus vite. C’est que les journées de la promotrice Tricia Agency sont hyper pleines, entre son job, ses études et le management de son agence d’hôtesses. Elle a tout de même trouvé deux minutes pour se poser et répondre aimablement à l’interview de Zinzin Magazine.

Z.M. : qui est la promotrice de Tricia Agency ?

P.B. : merci à vous pour l’intérêt porté à ma modeste personne. Je suis Patricia Belomo, Assistante Déclarante Douane dans une entreprise de la place. J’ai fait des études en Logistique. J’ai tout à tour fréquenté à IUG, où j’ai obtenu un BTS en Logistique et Transport, ensuite à IUT où j’obtiens une Licence en Logistique Industrielle. Et là, je suis en première année de Master en Commerce International-Supply Chain Management à l’ESSEC de Douala.

Z.M. : qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans l’activité ?

P.B. : ma motivation a été d’abord intrinsèque, parce que de mes années de lycée à celles du début à l’université, j’ai été hôtesse plusieurs fois à certains événements : mariages, conférences, et bien d’autres.

Extrinsèque dans la mesure où j’ai développé l’idée de me lancer, étant à la Startup Academy. J’ai eu la chance d’être recruté en tant qu’Assistante Logistique pour un projet à la Startup Academy, le projet Startup Training. L’environnement étant donc purement entrepreneurial, j’ai côtoyé des jeunes comme moi qui s’étaient lancé, qui donnaient le meilleur d’eux, se formaient et géraient leurs entreprises et naturellement, le désir de me lancer est né, étant donné l’écosystème très attrayant. Il y a aussi le fait qu’à la Startup Academy, je rendais souvent des services en tant qu’hôtesse, ou assistante, et on me payait. j’avoue ça n’a pas été le 1 tir 1 but. Avant de trouver ma voie, j’ai essayé pas mal d’activités, qui n’ont pas vraiment marché, notamment : la customisation des pochettes Afritude, la distribution de bonbonnes d’eau dans les entreprises, la cuisine avec la livraison des boulettes de viande.

Je ne me retrouvais toujours pas dans ses activités. Jusqu’à ce que je décide enfin de lancer Tricia Agency.

Z.M. : depuis combien d’années y êtes-vous ?

  1. B. : on ne va pas parler d’années, mais de mois. Ça fait exactement 6 mois que j’ai lancé Tricia agency.

Z.M. : décrivez-nous une de vos journées type

P.B. : (rires) bon… Je peux classer mes journées en deux : journée simple et journée extra.

Généralement, mes journées simples c’est en semaine. Réveil, prière, coup d’œil sur les réseaux, publication sur la page (très difficile quand tu ne l’as pas apprêté la veille, rires), mais souvent, en scrollant les actualités, tu peux trouver un peu d’inspiration. Boulot, ensuite école.

Journée extra, c’est lorsqu’il y a un événement à couvrir. Si l’événement a lieu samedi soir et que j’ai déjà mobilisé les hôtesses, je me rends sur le site le matin pour tout checker et voir comment mes hôtesses seront disposées ; ensuite, je rentre pour revenir 2 h avant l’événement, avec les hôtesses en même temps pour s’apprêter et faire la mise en place. Jusqu’à la fin de l’événement, je reste pour manager les filles jusqu’à la fin de l’événement.

Z.M. : quelles sont les principales difficultés auxquelles vous êtes confrontés dans l’exercice de votre activité ?

P.B. : en termes de difficultés, je vais d’abord noter la difficulté d’insertion en tant qu’agence d’hôtesses, car c’est un couloir très relationnel. Mais je pense que le travail permet de se démarquer dans un marché aussi saturé et un environnement très concurrentiel.

À côté de ça, l’une des difficultés auxquelles j’ai déjà fait face, c’est la gestion des filles. On le sait, gérer les personnes n’est pas du tout facile ; donc, il faut vraiment faire preuve de délicatesse et gérer avec beaucoup de tact.

Dans le sens où les événements ne respectent généralement pas les heures, et les hôtesses sont tenues de rester jusqu’à la fin, et parfois sans augmentation de salaire, c’est difficile. Ou encore des événements, qui finissent très tard, avec les risques de la nuit, c’est souvent compliqué.

Z.M. : quelle est votre plus belle réalisation professionnelle ?

P.B. : ma plus belle réalisation (rires)… Alors là, je pense que c’était le premier marché de Tricia Agency. Le client avait besoin de 14 hôtesses. Et j’ai tout géré à distance. Ce ne serait pas bien de ma part de ne pas mentionner le nom de Beby Mounde ; sans elle, rien ne se serait fait. L’événement avait lieu à Yaoundé, c’était à l’inauguration du NRC du Dr Claudel Noubissi. J’étais également à Yaoundé, mais très occupée ; mon programme ne me permettait pas de tout faire et d’être là le jour de l’événement. Du coup, Beby Mounde a fait le voyage de Douala pour Yaoundé, pour tout checker la veille et manager les filles sur le terrain. À la fin, c’était plutôt une belle réussite pour nous. Donc, avec Beby Mounde, on l’a fait. Je lui en suis très reconnaissante.

Z.M. : quelles sont vos perspectives d’évolution ?

P.B. : concernant les perspectives d’évolution de Tricia Agency, je vois d’abord l’insertion dans ce milieu, ensuite avoir une équipe dans toutes les villes du pays, afin de donner la possibilité aux jeunes filles passionnées de faire ce qu’elles aiment, et à couvrir tous les événements importants de ce pays. Enfin, on se voit dans les années à venir être une référence en termes d’agence d’hôtesses au Cameroun.

Z.M. : si vous aviez un conseil à donner aux jeunes concernant votre domaine de compétences, ce serait ?

P.B. : jeunes, apprenez à travailler sur vous, apprenez à faire quelque chose de pratique et formez vous véritablement. Prenez au sérieux vos études. Mettez-y de l’audace et de l’abnégation, et ça vous permettra de vous démarquer. De telle sorte que si on vous pose la question « tu sais faire quoi ? » Vous puissiez répondre clairement, car c’est de ça qu’il s’agit.

Z M. : un mot pour la fin…

P.B. : consciente des opportunités que les entreprises privées ou publiques essaient de donner aux jeunes, je les invite à oser la différence. Et cette différence, c’est Tricia Agency. Aux autres jeunes qui souhaitent se lancer : armez-vous de patience, d’abnégation et de résilience, car une entreprise prospère ne se construit pas en 1 jour, 3 mois, 1 an. Il faut faire confiance au processus et travailler continuellement et intelligemment.

Propos recueillis par Cécile BANGOUB

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