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ENTREPRENEURIAT CULTUREL/JEANNE LOUISE DJANGA : UN AMOUR DE LIVRES

Truculente, vivifiante, prolifique, d’un humour désopilant à la Oscar WILDE ou mieux, à la Djlo (son pseudo), « l’écri-veine thérapeute » sait jouer avec les mots et expressions du terroir, comme avec notre humeur. Elle sait surtout jouer de son dynamisme débordant pour mener tambour battant, tous ces projets qui lui tiennent à cœur. Elle s’ouvre ce jour à ZINZIN MAGAZINE entre deux pauses, très prise par le management du Salon du Livre de Douala qui a débuté hier (17 novembre) à la Salle des Fêtes d’Akwa.

 

Z.M. : qui est Jeanne Louise DJANGA ?

J.L.D. : JEANNE LOUISE DJANGA, -Artiste-Ecrivaine,

  • Premier prix de poésie du Val de France en 2008,

  • Lauréate de « Poésie du Point du Jour » en France en 2010,

  • Grand Prix de Littérature Cameroun-Diaspora Awards,

  • Prix de l’Académie des lettres, des Arts, et des cultures du sud 2016 à Bruxelles,

  • Chorégraphe : diplômée de l’Institut professionnel Méditerranée Danse de Montpellier

  • Manager des Unités commerciales à Paris

  • Faculté des Sciences économiques à l’université de Montpellier

  • Lycée Honoré de Balzac à Saint-Ouen

  • Lycée Joss à Douala

  • Lycée d’Elat à Ebolowa

  • Lycée classique de Garoua

  • CES de Bonadoumbe à Bonapriso

  • Promotrice Organisatrice des « Safaris Littéraires » en zones rurales au Cameroun (Mise en place de bibliothèques et dons de livres)

  • Promotrice Fondatrice du Centre culturel Djlo à Bangué Douala Ve

  • Promotrice Fondatrice du MINA (Marché International de Noël Africain) à Paris depuis 2007

  • Distributrice de Livres d’Auteurs

  • Mum’Nager (Maman et Manager) des chanteuses, les jumelles  Mawasa

Z.M. : qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans l’activité ?

J.L.D. : c’est est une vocation avant tout. J’allais dire aussi un don…Que j’ai ensuite développé en travaillant d’arrache-pied.

Z.M. : depuis combien d’années y êtes-vous ?

J.L.D. : depuis 2007 de manière officielle, date de sortie de mon premier livre  » AU FIL DU WOURI » aux éditions l’harmattan et de la création du concept du Marché International de Noël africain (MINA) à Paris. De manière officieuse, depuis mon enfance.

Z.M. : décrivez-nous une de vos journées type

J.L.D. : je me couche tôt. Donc, je suis debout à 6 h voire 5 h du matin. Pour voir le soleil se lever et respirer l’air pur. Puis, je regarde mes messages. Je travaille : réponses aux diverses sollicitations, je publie mes chroniques sur les réseaux sociaux, je gère les commandes de livres car, avec le centre culturel Djlo à Bangué, je suis aussi distributrice de livres. Je vérifie les livraisons, je m’assure que tout s’est bien passé. Bref, je gère la relation client.

Z.M. : vous êtes au four et au moulin depuis quelque temps en vue de la préparation du Salon du livre. Que pouvez-vous nous dire à propos ? Y a-t-il d’autres événements similaires à venir ?

J.L.D. : le salon du livre a lieu du 17 au 19 novembre 2021 à la salle des fêtes d’Akwa à Douala. J’y suis très investie. Je fais le discours d’inauguration, coordonne les concours de lecture à voix haute, le concours de dictée, et le vendredi 19 novembre, dès 9 h, une conférence sur le thème « Comment se faire éditer et vivre de son livre ? Les activités génératrices de revenus ».

Pour les événements à venir, j’organise le marché International de Noël africain de Paris (MINA) Du 11 au 12 décembre 2021 au 33 rue des Bruyères, Les lilas, au métro mairie des lilas, ligne 11. Encore un événement pour promouvoir les cultures des peuples noirs

Z.M. : il se dit que les Africains lisent très peu. Pensez-vous que ce soit vrai ?

J.L.D. : il se dit beaucoup de choses sur les Africains. Très souvent fausses et que les Africains eux-mêmes s’approprient ; ce qui engendre un désamour profond.

La production littéraire se porte bien. Ce sont les revenus qui ne suivent pas. Les contrats d’édition ne favorisent pas l’éclosion des droits d’auteur et les écrivains ne vivent pas de leurs œuvres. Néanmoins, les Africains liraient plus et mieux si on leur en donnait l’opportunité.

Z.M. : quelles sont les principales difficultés auxquelles vous êtes confrontés dans l’exercice de votre activité ?

J.L.D. : l’éternelle question des droits d’auteur, l’accompagnement logistique de nos activités.  Par exemple, pour mes « Safaris littéraires « , je me débrouille à fonds propres pour sillonner les zones rurales du Cameroun afin d’intéresser ces régions parfois isolées à la chose littéraire. Nous comptons aussi parfois sur la société civile pour s’investir, mais c’est compliqué. Le 24 novembre, je me rends pour la deuxième fois sur l’île de JEBALE pour y rencontrer des élèves et faire un bilan livresque. Nous avons besoin de dons de livres, mais surtout des âmes de bonne volonté pour nous y accompagner…

Z.M. : quelle est votre plus belle réalisation professionnelle ?

J.L.D. : c’est d’accompagner mes enfants dans leurs rêves. Les jumelles Mawasa sont chanteuses et je suis leur première fan. Leur petit frère est en faculté d’histoire.

Je leur inculque les notions du savoir-faire et du savoir-être…En respectant leurs points de vue.

Z.M. : si vous aviez un conseil à donner aux jeunes concernant votre domaine de compétences, ce serait ?

J.L.D. : c’est de rêver leur projet, le matérialiser sur papier et économiser pour au moins le débuter. Forts de ces apports en énergie et en finances, ils pourront frapper aux portes. N’oubliez pas qu’il faut d’abord montrer votre propre intérêt à votre projet avant d’attendre que le soutien vienne des autres.

Z.M. : un mot pour la fin

J.L.D. : pour finir, je vous remercie pour votre intérêt et souhaite à vos lecteurs de vivre la vie qu’ils aimeraient vivre sans s’encombrer de mauvaises ondes et du qu’en-dira-t-on. Une vie se construit. Pour cela, il faut de la persévérance.

Propos recueillis par Cécile BANGOUB

 

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