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LES CHRONIQUES D’ARSENE: ET NE NOUS LAISSE PAS ENTRER EN TENTATION

Laudate Dominus in Eternum. Repos dominical, école du dimanche. Des termes qui paraissent si loin de notre entendement, mais qui jadis avaient du sens. Le dimanche est le dernier jour de la semaine mais il peut aussi en être le premier. Un jour qui a du sens et qui n’a cessé d’évoluer, présentant ainsi à la face de la terre plusieurs déclinaisons.

ORIGINE DU DIMANCHE

Dans le judaïsme, la Torah ou la bible hébraïque raconte que l’Eternel, après avoir achevé la création de la terre, s’est reposé le septième jour. En effet, dans le calendrier hébraïque, le premier jour de la semaine est dimanche et non lundi.

Pour les chrétiens, le sabbat qui représentait l’achèvement de la première création est remplacé par le « jour du Seigneur ». Le dimanche rappelle la création nouvelle par la venue du messie Jésus Christ.

Le dimanche comme jour de repos légal prend corps dès la formation de l’empire romain en mars 321, par l’empereur Constantin qui édicte déjà une loi pour le repos du dimanche.

L’IMPACT DU DIMANCHE

La représentation ou l’importance que le dimanche pourrait avoir, a sans cesse été remis en question et a évolué suivant les différents paliers de la société, où tout le monde voudrait tirer son épingle du jeu.

Sur le plan de la  religion et particulièrement celle chrétienne, le dimanche est le jour du Seigneur. Il est le premier jour de la semaine, le jour de l’action de grâce, le jour consacré au divin et au créateur : Dominus Dies. L’impact de ce mot, la survivance de cette croyance est telle qu’elle se retrouve encore aujourd’hui,  en accord avec la législation de notre pays comme un jour de repos. C’est le dernier jour du weekend ; on est donc tous convié au repos.

Le dimanche représente aussi un grand impact sur le plan économique. En effet, après avoir fait le constat que tous les jours de la semaine, les personnes étaient très actives et n’avaient pas le temps d’effectuer certaines courses, on voit donc après un certain temps de réflexion, l’ouverture de certains points de vente, sans oublier que pour certains secteurs, le dimanche n’est pas un frein au travail. Ce geste met à mal le repos dominical, mais c’est un ouf de soulagement pour l’économie : le travail du dimanche.

Une perte de sociabilité que le jour de repos en semaine ne permet pas de compenser. Sur le plan social, le dimanche est un jour de détente qui ne devrait en aucun cas être bafoué ou remis en question. Dans un monde de plus en plus difficile, quand tout semble nous échapper, on éprouve alors un besoin immense de réassurance. Le dimanche on se sociabilise, on se retrouve en famille ou entre amis, où on peut enfin arrêter de courir.

Pour la santé, travailler le dimanche pourrait nous exposer à des troubles chroniques de sommeil, une multiplication du nombre d’accidents et des troubles cardiaques. Le dimanche est donc le jour propice pour rembourser ses dettes de sommeil et palier aux problèmes de récupération.

Le dimanche ne doit pas être troublé, sinon il génère un grand stress que la personne exposée ne pourra pas gérer. On parle d’impact sur la santé psychique qui crée par ailleurs un impact psychologique négatif.

DU GENERAL AU PARTICULIER

Faire le sport seulement le dimanche n’est pas suffisant pour s’assurer une santé de fer. Si vous faites moins de 150 minutes d’exercice physique par semaine et que vous dormez plus de neuf heures, vous multipliez par quatre les risques de mort subite. Si on veut que l’exercice physique porte ses fruits, il convient de faire du sport au moins 30 minutes par jour sans s’arrêter : les 20 premières minutes on brûle du sucre, ce n’est qu’après que l’on brûle les mauvaises graisses. Réaliser cet effort quotidien permet de réduire les risques de cancer, Alzheimer et maladies cardio-vasculaires.

Le dimanche c’est aussi le jour où on prépare sa semaine à venir. On check l’agenda personnel et professionnel, fait l’éventaire de ce qu’on réalisera en semaine, prépare les affaires des enfants, prépare ses menus pour la semaine et prend enfin du temps pour soi.

Loin d’être un mythe, le dimanche est devenu un samedi, et le lundi un dimanche dans notre société. En effet, le lundi est censé être le premier jour de travail, mais après avoir passé un dimanche bien arrosé, impossible  donc de fournir le moindre effort si ce n’est celui qui mène au repos qui est loin d’être éternel. Le dimanche comme il se présente, a pris l’habitude d’être le palais des excès : excès de loisirs, excès de débauche, excès d’alcool et enfin excès culinaire. Tous présents, après un sport matinal pour les uns, un repos pour les autres et pour certains un service dominical, qu’il est temps dès le premier retentissement de la mi-journée, de se retrouver entre amis, inconnus ou connaissances autour d’une bonne soupe, d’un repas bien épicé ou d’un autre met. Le compagnon fidèle est toujours  l’alcool de tous genres, sans oublier les réservistes qui essayeront une bouteille de boisson gazeuse.

Le climat ne semble pas être un frein, encore moins le temps qui s’écoule, car commencer à midi et clôturer vers l’éternité, telle est la devise. Face à ce comportement qui est devenu coutume, les détenteurs des points chauds, des débits de boissons ou des circuits de tous genres, ont vu en cela une manière de rentabiliser, saisissant ainsi l’aubaine qui se présentait.

Pour la culture, autre fois on parlait du dimanche des vétérans, jour jadis très prisé par les quinquagénaires et plus, où on jouait en boucle les belles mélodies qui sont inscrites dans le livre du patrimoine. Il était aussi question de s’associer, de se mettre en semble, de discuter, de tontiner. La tranquillité, la sérénité, le silence  définissaient le dimanche ; on parlait même d’ennui du dimanche,  mais tout ceci appartient à l’histoire.

Le dimanche est donc le moment pour nous de nous ressourcer mais de manière responsable. Notre dimanche détermine notre semaine, alors nous nous devons de le traiter avec délicatesse, en évitant de nous mettre en mauvaise posture.

 

 

 

                        Arsene Eloga

 

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