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À la découverte du célèbre artiste Tayou Pascal Marthin

Artiste camerounais né à Yaoundé au Cameroun en 1967. Il a commencé sa carrière d’artiste dans les années 1990 et a notamment réalisé des expositions au Cameroun, en Allemagne, en France et en Belgique. Son travail combine divers médiums et cherche à redéfinir artistiquement la culture postcoloniale et à poser des questions sur la mondialisation et la modernité. Anciennement connu sous le nom de Pascal Marthin Tayou, il a changé son nom en Pascale Marthine Tayou dans les années 1990.
Tayou est reconnu à l’échelle nationale et internationale pour ses œuvres artistiques. Il est associé à l’association doual’art basée à Douala, qui a largement contribué à la promotion de l’artiste sur la scène internationale. Ses premiers travaux se sont concentrés sur le dessin et la sculpture qui exprimaient des problèmes de société tels que le SIDA. Plus récemment, il combine les cultures visuelles populaires et les réalités sociales à travers des styles d’improvisation pour construire des installations qui dépeignent les modes de vie africains post-coloniaux et les réalités sociales, politiques et culturelles contemporaines à travers les pays. Tayou, qui travaille et vit maintenant en Belgique, a beaucoup voyagé à travers le monde pour présenter ses expositions. L’artiste se décrit comme un explorateur qui parcourt le monde pour explorer les problèmes communs du village planétaire.
« Son travail est directement influencé par les scènes dont il est témoin dans les pays qu’il visite. Il recueille des éphémères de ses voyages, notamment des talons de train et de billet d’avion, des reçus de restaurant et de magasin et des étiquettes ou des emballages pour chaussettes, rasoirs, piles et sacs en plastique. Tayou’s la réutilisation et le recyclage insistants de ces objets nous rappellent que la vie contemporaine est inextricablement liée à l’économie, la migration et la politique. « 
Tayou a remporté le prix ARKEN 2011, décerné par Annie & Otto Johs. Fondation philanthropique de Detlefs à Copenhague, présentée le 17 mars 2011. Ce prix de 100 000 DKK est l’un des plus grands prix d’art au Danemark. Il a été décerné pour sa capacité à créer une œuvre convaincante et stimulante qui se rapporte à des problèmes urgents dans le monde moderne et mondialisé.
Tayou est devenu le 4ème « sponsor artistique » du club milanais de football Velasca fondé par Wolfgang Natlacen en 2015.
Pascale Marthine Tayou a apporté une contribution significative à un certain nombre d’expositions internationales et d’événements artistiques majeurs à travers le monde. En 2010, il était l’un des cinq artistes internationaux (El Anatsui, Zarina Bhimji, António Ole, Yinka Shonibare) d’origine africaine sélectionnés pour la Galerie nationale de Berlin. La Galerie nationale de Berlin est une expression de l’histoire passée et présente de l’Allemagne et de ses relations avec le reste du monde. La galerie a organisé une exposition intitulée « Who Knows Tomorrow », inspirée d’une inscription sur un petit bus en Afrique qui a été photographiée par hasard. Cette déclaration est l’expression de l’incertitude qui entoure l’avenir de l’humanité. L’objectif n’était pas de créer une représentation des arts africains, mais d’installer des monuments de la relation coloniale passée et présente de l’Allemagne avec le continent africain. Tayou et les quatre autres ont été sélectionnés en fonction de leur expression réfléchie de l’identité, de la mondialisation et de l’histoire.
Pour « Who Knows Tomorrow », Tayou a installé 54 drapeaux nationaux africains à la Neue Nationalgalerie. Cette pièce, intitulée « Afrodiziak … Aphrozidiaque … Afrosisiaque », comprenait également plusieurs sculptures polychromes grandeur nature inspirées de portraits d’Européens réalisés par des artistes africains pendant la période coloniale. Le travail est né en réponse à la création de l’Union Africaine en 2002 et est une représentation des relations africaines avec l’Europe avant et après le 19e siècle.
En 2015, Pascale Marthine Tayou a eu sa première exposition personnelle à Londres aux Serpentine Galleries.

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